Cyclo, l'étape "Arras-Roubaix" cool par Jean Delhaye

Après plus de 1000 kms à travers les Hauts de France pendant la canicule de l'été 2017, Jean Delhaye, Responsable de la Commission Solidarité au sein de notre association, a de nouveau enfourché son vélo sur le parcours du Tour de France 2018. Suivons le quelques instants...

Après l’étape d’Arras à Amiens en 2016, je reprends mon vélo pour le parcours du Tour de France de juillet 2018 d’Arras à Roubaix avec ses quinze secteurs pavés. Cette fois avec une coupure aux environs de Douai afin de m’adapter au revêtement de la chaussée : la 1ere partie de l’étape avec des pneumatiques de 700x23C et pour la seconde avec des pneus de 700x37C plus adaptés pour les pavés. Les cyclos apprécieront…

Arrivé le mercredi 18 juillet 2018 vers 09h00 en gare d’Arras, je traverse la Grand’Place. Ses façades de style flamand des XVIIème et XVIIIème siècles sont superbes. Puis je me dirige vers Saint-Laurent-Blangy et Biache-Saint-Vaast. J’atteins la vallée de la Sensée ; si le secteur est réputé pour l’ail d’Arleux, ses nombreux mégalithes le sont beaucoup moins. Il en est ainsi du dolmen dit « la pierre à chavattes » près de HamelEn continuant vers Cambrai je laisse sur ma droite le site de l’ancienne base aérienne 103 d’Epinoy. Celle-ci est fermée depuis 2013. Je déjeune au Petit-Sancourt à « la bascule », un restaurant-routier. Après les faubourgs de Cambrai je remonte vers Douai. Et je prends vite contact avec les 3 premiers secteurs pavés du parcours. Par temps sec, ça se passe bien. Après Aniche, ma première journée prenant fin, je me rends à la gare SNCF de Douai en passant par Lewarde (son musée de la mine l’a rendue célèbre). Après ce mercredi ensoleillé je suis de retour à Bussy-lès-Daours vers 20h00 par le TER que je quitte en gare de Corbie.

La Grand'Place d'Arras
Le dolmen dit la pierre à chavattes
Premiers secteurs pavés

Suite à un nouveau transfert par TER de Corbie à Douai, le vendredi 20 juillet 2018 vers 07h00 je retrouve mon parcours à Montigny-en-Ostrevent. Cette fois avec mon V.T.C. avec pneus de 700X37C pour « me frotter » aux 12 secteurs pavés jusque Roubaix. A Marchiennes, la 1ere curiosité de la journée : la devise républicaine toujours apparente sur le fronton de l’église. Une trace qui a persisté ici suite à la période révolutionnaire de la fin du XVIIIème siècle. Puis j’atteins au nord de Marchiennes les premiers secteurs pavés de la journée. Je constate que plusieurs vainqueurs de la course Paris-Roubaix ont laissé leur nom à ces tronçons. C’est le cas de Gilbert Duclos-Lassalle et de Marc Madiot. Puis voici Orchies, la capitale de la chicorée qui a contribué longtemps au « jus du ch’ti ». Puis j’apprécie les premières gouttes de pluie (rien de méchant), juste assez pour maintenir la poussière sur les bas-côtés de la route. Après le secteur pavé n°9, voici Bersée avec la reconversion de la boîte aux lettres de La Poste en la « boîte aux lilas » du fleuriste. Puis c’est Mons-en-Pévèle, Pont-à-Marcq et Templeuve avec un exemple de  mutation d’un bâtiment industriel (une malterie ?) en un immeuble d’habitation. Quittant Templeuve je m’arrête au moulin de Vertain. Il daterait du XIVème siècle. Acquis par la collectivité locale en 1985, il a été totalement rénové depuis.

Marchiennes devise républicaine sur le fronton de l'église
Gilbert Duclos-Lassalle et Marc Madiot  vainqueurs de la course Paris-Roubaix laissent leurs noms à ces tronçons
Bersée: reconversion de la boite aux lettres de la Poste en Boite aux Lilas du fleuriste
Templeuve: mutation d'un bâtiment industriel en immeuble d'habitation
Moulin de Vertain

Rejoignant Cysoing, la pluie perdure sans excès et voici quelques rares spectatrices au bord de la route : - «Est-ce un retardataire du Tour de France ? ». Il n’en est rien, simplement un randonneur qui prend son temps !. Après le déjeuner à Cysoing vers 13h30, je me retrouve sur un secteur pavé derrière une….moissonneuse-batteuse qui rentre à la ferme. Je patiente et je la suis tranquillement ; j’en profite pour photographier la chaussée pavée. Compte-tenu de la largeur des engins agricoles actuels, on comprend qu’il y ait de part et d’autre une bordure terreuse très prisée des cyclistes. Et j’arrive à Bourghelles où je m’arrête devant une ferme à cour fermée. Sa particularité réside dans son porche-pigeonnier. L’ensemble date du début du XVIIIème siècle. Ce bâtiment est dénommé « la ferme aux cent pigeons ». En fait on peut y dénombrer 108 boulins. Les dernières localités traversées sont Wannehain, Camphin-en-Pévèle, Willems et Hem. Avant de laisser derrière moi les célèbres pavés du Nord, en voici une dernière photo. J’arrive à Roubaix et j’emprunte l’avenue de Verdun pour atteindre le « cœur de ville ».

Sur la route de Cysoing...quelques rares spectatrices
Secteur pavé délimité par une bordure terreuse prisée par les cyclistes
Bourghelles: La ferme aux cent pigeons
La ferme aux cent pigeons: on y dénombre 108 boulins
Les pavés du Nord

Je prends le tram pour regagner la gare de Lille-Flandres où je monte dans le T.E.R. de 18h00 à destination de Corbie. Heureux d’avoir parcouru cette étape du TDF sans chute ni crevaison !

Les talents d'un de nos Adhérents

Né en 1932 dans la campagne Picarde à Candas, de parents agriculteurs, Michel Brisse n’imaginait sûrement pas les carrières qu’il allait connaître dans divers domaines.

Elève à l’école publique, il mène en parallèle des études musicales, d’abord locales, puis au conservatoire d’Amiens en classe d’écriture de Maître Charles Jay.

Après son service militaire il entre aux PTT en qualité de facteur stagiaire en 1956, puis il gravit les échelons petit à petit jusqu’au grade de vérificateur principal à la Direction Régionale des Postes d’Amiens.

En même temps, il s’investit totalement dans la musique, en complétant sa formation au conservatoire de Lille dans la classe du Maître Henri Renart.

Il est lauréat des concours de la musique de la Garde Républicaine et de la musique de la Police Nationale. Il revient au pays en 1961, où là son activité va être débordante.

Il  reprend la direction de la fanfare de Barly et des cours de formation, puis en 1968, de la fanfare de Doullens Barly,  qu’il réorganise et développe en faisant la promotion de l’initiation musicale en milieu scolaire à Doullens et dans les communes voisines.

La fanfare Doullens Barly deviendra l’harmonie et sera classée en division d’Excellence.

En 1985, il devient Président de la Fédération Musicale de la Somme, en succédant à Maître Charles Jay et il développe les écoles de musique du département.

En 1997, il demande la modulation des droits d’inscription dans les conservatoires et écoles de musique relevant d’un statut municipal, en direction du gouvernement  via la Fédération Musicale de Picardie et la confédération musicale de France. Il obtient un avis favorable du Conseil d’Etat et la mise en application.

En 2003, en collaboration avec  M. Vincent Delaitre, directeur de l’abbaye de Valloires, il initie la création végétale de la «Rose de Picardie ».

Cette rose (qui n’existait que par une œuvre musicale) sera baptisée officiellement le 25 juin 2004 par son Altesse Royale Madame la duchesse Birgitte de Gloucester , au cours d’une manifestation qui  entrait dans le cadre historique du centenaire de l’Entente Cordiale signée à Londres entre la France et la Grande Bretagne en avril 1904.

Ses activités musicales et professionnelles lui laissant du temps, Michel Brisse réalise des films de caractères locaux et historiques.

Très attaché à ses racines et à la sauvegarde du patrimoine,  il réalise des ouvrages sur des artistes locaux : en 2006 «Autour de Paul Petit » Peintres et sculpteurs en val d’Authie » et en 2016 «Félix Niaut et Horace Colmaire »   

Bon sang ne sachant mentir, ses deux fils Hervé et Eric sont 1erprix des conservatoires d’Amiens et de Paris jouent dans les Grands Orchestres  Nationaux.

Merci Michel Brisse  pour cette passion et pour avoir amené la musique à son plus haut niveau de qualité.

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